Le Shakshuka de Sarah Cisinski

par sarah cisinski

Une noix de beurre
150g d’épinards frais (hachés
grossièrement si les feuilles sont grandes)
2 poireaux
2-3 oeufs
Persil plat
Coriandre
Aneth
½ càc graines de cumin
½ càc graines de coriandre
½ càc graines de fenouil
80g de feta
1 grosse gousse d’ail ou 2 petites
1 avocat
4 bonnes tranches de pain

Sarah est la cofondatrice de Brussels’ Kitchen. C’est sur les bancs de La Cambre, en archi d’intérieur, que nous nous sommes rencontrées, il y a plus de dix ans maintenant. Notre dénominateur commun : la bonne bouffe et les jolies choses. C’est comme ça que Brussels’ Kitchen est né, en 2012, alors que nous étions encore étudiantes. Passionnée de cuisine, Sarah quitte le projet il y a maintenant plus d’un an et demi, pour se lancer à fond dans ce qui la touche le plus : sélectionner, assembler et sublimer les ingrédients. Aujourd’hui, elle anime des cours de cuisine (hors période de confinement bien sûr) en petit comité chez elle, et propose un service traiteur ou de chef à domicilie pour des évènements.
Pour vous, elle nous a livré sa recette de Shakshuka vert, une petite tuerie.

Shakshuka vert

Faire revenir les épices dans une poêle à sec, réserver sur le côté jusqu’à ce qu’elles aient refroidies, puis mixer au blender ou avec un mortier jusqu’à l’obtention d’une poudre assez grossière. Dans une poêle type wok, faire revenir le blanc des poireaux émincés avec le beurre, jusqu’à ce qu’ils soient bien tendres. Ajouter l’ail pressé en fin de cuisson des poireaux, pour éviter qu’il ne brule, puis ajouter les épices. Ajouter ensuite les épinards, préalablement lavés et séchés, et faire revenir jusqu’à ce qu’ils deviennent fondants. Goûter et rectifier l’assaisonnement avec du sel et du poivre. Casser les oeufs par dessus, et ajouter la feta émiettée, et laisser cuire à feu doux.

Décorer avec les herbes fraîches hachées finement, et un demi avocat par personne, coupé en tranches. Accompagner de deux bonnes tranches de pain par personne, ou de naan ou pains pittas.

Tu peux nous en dire plus?

Je suis architecte d’intérieur de formation, c’est là qu’on s’est rencontrées avec Chloé, à La Cambre, mais j’ai toujours été passionnée par la cuisine. Après avoir lancé Brussels’ Kitchen ensemble, j’avais envie de retrouver ce coté créatif et manuel ; l’association des goûts, des couleurs, des matières, qui m’avait manqué de mon expérience en architecture d’intérieur.
Je suis arrivée chez Henri et Agnes au tout début de leur ouverture, et c’est vraiment là que j’ai tout appris. J’ai toujours adoré cuisiner mais je ne savais pas cuisiner, en tout cas pas de manière professionnelle. Et c’est là que j’ai appris toutes les techniques, mais ça a surtout forgé ma vision d’exigence par rapport aux bons produits. J’aime beaucoup la viande, même si je n’en cuisine pas beaucoup, mais de par Henri & Agnes, j’ai vraiment appris à cuisiner les légumes de plein de manières différentes. Et c’est ça qui m’éclate aujourd’hui. Les légumes amènent tellement de possibilités différentes, entre une betterave cuite à l’eau, à la vapeur, confite au four pendant plusieurs heures, tout est possible. Et puis la saisonnalité des légumes amène aussi ce petit côté excitant de se dire qu’on va par exemple retrouver les asperges au printemps, et puis qu’il aura autre chose. Cette saisonnalité exacerbe vraiment la créativité au niveau des légumes.

Je me suis lancée il y a maintenant un an et demi comme indépendante, et je donne des cours de cuisine en petit comité, pour garder une ambiance très conviviale. J’ai aussi un service traiteur à coté de ça, pour des petits ou plus grands événements, où je fais soit chef à domicile, soit des buffets, avec toujours beaucoup légumes.

Ton souvenir culinaire le plus marquant?

Je vais te parler des ravioles que mon grand-père faisait. Du coté de mon papa on est juifs Ashkénazes, et donc chaque année pour la Roch Hashana, il faisait des ravioles qu’on appelle des krepler. Il faisait la pâte maison, farcie à la viande. Ça se mange accompagné d’un bouillon. Et la viande qui a permit de faire le bouillon, on va la retrouver dans la farce avec des foies de volailles. C’est un truc hyper réconfortant je trouve. Et quand on était petits, avec mon cousin, on faisait un concours de celui qui arrivait à en manger le plus dans son bouillon.

Ton adresse préférée à Bruxelles?

Depuis que je suis maman, je ne vais plus beaucoup du tout au restaurant. Je dirais le Bouchéry pour les lunchs, c’est vraiment l’endroit parfait pour manger bien, bon et sainement. C’est un buffet végétarien avec plein de préparations de légumes. Et sinon près de chez moi, pour manger une pâte à la cool avec un verre de vin, au Caffé Al Dente coté Enoteca.

One Response to Le Shakshuka de Sarah Cisinski

  1. Valentine says:

    Merci pour cette recette!!!
    Facile et si bonne, ça fait du bien!

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